« Assis ? », une série de Pierre Vanni pour le Centre Pompidou

« ASSIS ? » est une série du Centre Pompidou qui raconte la création design aux enfants, en petites histoires à découvrir chaque mercredi. Elles sont écrites et dessinées par le truculent Pierre Vanni, à qui je prête modestement ma voix.

Pierre Vanni_Centre Pompidou
Premier épisodeDeuxième épisodeTroisième épisodeQuatrième épisodeCinquième épisode

Une tentative de reproduction du mythique riz au lait de Stéphane Jégo (Chez l’ami Jean)

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de goûter au fameux riz au lait de Chez l’Ami Jean (27 Rue Malar, dans le 7e arrondissement de Paris, près des Invalides). Chez L’Ami Jean, c’est une adresse basque où l’on vient, pour reprendre les mots bien choisis du Zagat, vivre « une aventure dînatoire ». La cuisine du chef Stéphane Jego est généreuse et étonnante, à mi-chemin entre les accents franchouillards qu’ont tous les plats de terroir et la coquetterie de la grande gastronomie.

L'Ami Jean

N’allez pas imaginer pour autant une de ces adresses agaçantes qui ne reprend les codes de la cuisine roturière que pour l’aseptiser à coup de prétentieuses émulsions. Car si au fond de l’assiette les mariages savants peuvent intimider par leur subtilité, l’ambiance du bistrot, elle, interdit d’emblée toute préciosité : jambons suspendus au plafond, serveurs blagueurs, tables serrées et brouhaha de rires heureux décoincent même les époux les plus engoncés dans leur rive gauche.

Et aussi parce que le riz au lait de Stéphane Jégo, c’est toute une ode au partage. Pour clôturer un bon repas chez l’Ami Jean, on se commande le dessert signature de la carte, qui arrive en trois parties dans lesquelles chacun se sert à sa guise : un grand saladier avec le riz au lait, un ramequin de crème montée au caramel au beurre salé et un autre de noix caramélisées.

Ensuite, à vous de trouver votre méthode. Deux écoles : ceux qui balancent dans leurs bols une louchée de riz, puis disposent la crème et les noix en garniture par dessus; ceux qui déposent d’abord crème et noix dans leur gamelle avant d’ajouter le riz au lait pour tout mélanger. Finalement, c’est un peu le débat qui oppose déjà ceux qui dégustent leur yaourt liégeois sans défaire la crème chantilly à ceux qui aiment lui donner des coups de cuillers pour qu’elle se fonde dans la crème au chocolat. Brisons le suspense : je fais partie de cette fatiguante catégorie d’êtres humains appelés « les éternels indécis »… et je fais moitié-moitié.

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À la fin du dîner, Stéphane Jégo est passé à notre table s’enquérir de nos impressions. Un peu comme tous nos voisins de table, j’étais soufflée. Le riz au lait est loin d’être mon dessert préféré. Pour moi, c’est un truc de grand-mère, réconfortant à manger quand il est 17h et qu’il pleut un dimanche à la campagne – mais ça n’a jamais égalé mon excitation face à un bon vieux moelleux au chocolat. Et pourtant ! Ce riz au lait a dans ses gènes un furieux goût de revenez-y. Stéphane Jégo nous livre ses ficelles : c’est bien l’onctuosité du riz au lait (cuit avec des gousses de vanille à petit feux, puis oublié au frais le temps d’une nuit pour qu’il s’imprègne de toutes les saveurs), mélangée au salé aérien de la crème de caramel et au croquant des noix, qui crée l’addiction.

Depuis cette discussion, « reproduire à la maison le riz au lait de Stéphane Jégo » fait partie de mes nombreux post-it culinaires. La perspective de quelques jours passés dans la rase campagne de l’Aisne avec quelques amis, m’a incité à m’y atteler.

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La recette que je vous propose ici est la synthèse subjective de plusieurs notes trouvées sur la toile (car nombreux ont été les gourmands à vouloir refaire le riz au lait chez eux !) mais depuis avant-hier (donc après ma tentative de la semaine dernière), cette recette a également été postée (s’agirait-il de l’officielle ?) Il me tarde de la tester !

>>Ingrédients (pour 8 gourmands qui auront envie de se resservir, ou environ 10 bonnes assiettes) :

Riz au lait

– 500 grammes de riz à risotto
– 300 grammes de sucre
– 2 litres de lait demi-écrémé
– 5 gousses de vanille
– 2 citrons non-traités (puisqu’on va en utiliser le zeste)
– 40 cl de crème liquide entière

Crème anglaise rapide (sans gousse de vanille puisqu’on en ajoute déjà au riz au lait)

– 50 cl de lait
– 3 jaunes d’œufs
– 100 grammes de sucre

(Blanchir les jaunes d’oeufs et le sucre dans un saladier. Faire bouillir le lait et l’ajouter. Battre légèrement la préparation au fouet jusqu’à apparition d’une légère écume blanche. Faire chauffer à feux doux et remuer en même temps avec une spatule en bois jusqu’à disparition de l’écume. Laisser la crème refroidir hors du feu puis réserver au frais)

Crème montée au beurre salé

– 2 blancs d’œuf
– 70 grammes de beurre aux cristaux de sel de Guérande
– 40 cl de crème liquide entière
– 200 grammes de sucre
– 100 grammes de sucre glace
– 3 pincées de sel fin

Noix torréfiées

– 50 grammes de noix de pecan
– 30 grammes d’amandes effilées
– 100 grammes de sucre brun

Matériel requis

– Casserole
– Grand saladier
– Batteur électrique
– Fouet
– Spatule en bois

>>Préparation (la veille) :

Riz au lait

1. Verser le lait dans une casserole avec la peau des citrons coupée en larges bandes.
2. Fendre les gousses de vanille avec la pointe d’un couteau et jeter les graines dans le lait. Ajouter les gousses de vanille entière pour qu’elles parfument le lait.
3. Porter à ébullition le lait, surveiller et verser le riz. Baisser le feu et laisser cuire 1 heure en remuant régulièrement. Il doit mijoter jusqu’à disparition du liquide.
4. Ôter la casserole du feu, ajouter le sucre, mélanger puis laisser tiédir.
5. Une fois complètement refroidi, placer le riz au lait au réfrigérateur jusqu’au lendemain. Cette étape est primordiale : elle permet au riz de se gorger des arômes de la vanille et du citron.
6. Le lendemain, sortir le riz au lait du réfrigérateur : il devrait être compact. Ajouter alors tout doucement la crème anglaise, en plusieurs fois, et en cassant délicatement le riz avec une spatule en bois jusqu’à ce qu’il se détende. Retirer les gousses de vanille et les bandes de citron.
7. Monter la crème en chantilly, avec un batteur et le sucre. Incorporer cette préparation au riz au lait, puis
le remettre au frais jusqu’au moment de servir.

Le caramel au beurre salé

1. Chauffer le sucre dans une casserole. Remuer jusqu’à obtenir un caramel blond.
2. Dans une autre casserole, chauffer la crème et le beurre coupé en carrés.
3. Sortir le caramel du feu et ajouter la préparation crème + beurre.
4. Remuer jusqu’à obtenir une texture crémeuse. Ajouter le sel et laisser le tout refroidir.

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La crème montée au caramel au beurre salé

1. Monter la crème avec le sucre blanc et les blancs d’œufs, au batteur, d’abord doucement.
2. Ajouter progressivement le sucre glace, puis augmenter la puissance du batteur.
3. Ajouter 10 bonnes cuillères à soupe du caramel préparé précédemment.
4. Baisser la puissance du batteur et continuer à battre, en donnant des coups secs dans la préparation. Ne pas monter la crème entièrement en chantilly. Elle doit rester crémeuse.
5. Réserver au frais jusqu’au moment de servir.

Noix torréfiées

1. Concasser les noix de pecan et ajouter les amandes effilées.
2. Dans une poêle anti-adhésive, verser le mélange et ajouter le sucre. Laisser fondre le sucre puis remuer afin qu’il enrobe toutes les noix.
3. Déposer les noix dans un bol et laisser refroidir.

Pour le service : présenter le riz au lait dans un grand saladier, avec une louche, et la crème montée ainsi que les noix torréfiées dans deux petits bols. Ensuite, chacun se sert comme il l’entend.

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Et voici mon riz au lait !

Toutes les saveurs se rapprochaient beaucoup de celles du riz au lait de Stéphane Jégo. La crème montée au caramel, elle, était néanmoins plus liquide que celle de la version originale, dont la texture rappelait presque celle du beurre fouetté (la recette du Fooding fait mention de feuilles de gélatine, était-il donc là le secret ?).

Je reste très satisfaite du résultat global, qui a su faire des heureux autour de la tablée. Le lendemain, on me l’a même encore réclamé à l’heure du petit déjeuner. À faire et à refaire ! Mais au vu du temps de préparation, la prochaine fois je doublerai sans doute les proportions histoire d’en avoir encore pendant plusieurs jours…

(Mon premier) foie gras mi-cuit au porto

Faire du foie gras. Jamais je ne m’en serais cru capable. Mais c’est souvent comme ça que commencent les épopées aux fourneaux : quelqu’un vous prépare un truc maison. Bluffé, vous posez un milliard de questions pour être bien sûr de comprendre comment ce truc que vous avez passé toute votre vie à acheter sous vide a pu être cuisiné par une personne là, debout devant vous, en chair et en os. DÉ-SA-CRA-LISER. C’est ce qu’il y a de plus beau dans la cuisine.

Alors d’abord, la question : est-ce vraiment difficile à faire ? La réponse est non. Mais aussi oui. C’est que les étapes sont simples, mais c’est leur enchaînement qui peut être plus ardu. En gros, il suffit de se louper dans un tout p’tit détail du processus pour que le résultat soit décevant. C’est ça, en fait, le foie gras : le juste dosage (pas assez salé, ça n’a aucun intérêt; trop, ça masque le goût si caractéristique du foie et autant manger du pâté), l’alignement des astres, le bon temps de cuisson.

L’autre question, maintenant : pourquoi en faire soi-même quand il peut déjà être très bon acheté tout préparé ? Et bien, au hasard : parce que ça revient moins cher, parce que vous savez exactement ce que vous mettez dedans. Mais aussi pour le bonheur de s’être attaqué à un des monuments des fêtes de fin d’année ! Et aussi parce que, au bout de quelques foies gras peut-être, vous finirez par tomber sur l’assaisonnement parfait, celui qui vous ressemble. Ce qui (spoiler alert) n’a pas été le cas de mon premier foie gras : j’avais tellement peur de le sur-assaisonner que j’ai fini par avoir la main trop légère. N’empêche que, pour une première, je reste contente de sa texture (mi-cuit, comme il faut) et de son petit goût de Porto.

Du coup, je vous file quand même la recette, histoire de bien montrer les étapes de préparation. Mais l’année prochaine : mon foie gras aura le droit à quelques pincées d’épices en plus !

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>>Ingrédients :

– 1 beau foie gras (j’ai triché, je l’ai acheté dénervé)
– 4 cuillères à soupe de Porto (ou de cognac)
– 3 tours de moulins à poivre
– 1/2 cuillère à café de sel

Et ce que j’ajouterai volontiers la prochaine fois :
– des épices

>>Préparation :

1. Tremper les deux lobes du foie pendant une heure dans du lait tiède, pour le ramollir.
2. Le sortir du lait et dans une jatte, ajouter le porto, le sel, le poivre et les épices.
3. Mélanger. Ne pas s’inquiéter de déstructurer les lobes. Ils se « reconstitueront » lors de la cuisson.
4. Tasser le foie dans une terrine (j’ai un truc de ce genre-là)
5. Placer la terrine dans un grand plat allant au four.
6. Faire bouillir de l’eau.
7. Remplir le plat avec l’eau, à même hauteur que le remplissage de la terrine.
8. Faire cuire 40 minutes à 120°C au four, dans le bain-marie.
9. Après la cuisson, le gras du foie gras devrait être remonté. Le retirer à la petite cuillère.
10. Tasser à nouveau le foie. Le couvrir de papier sulfurisé, et poser un poids lourd dessus.
11. Laisser tiédir puis réserver au réfrigérateur pendant 3 à 4 jours.

Le jour J, servir en tranche sur du pain grillé. Bonne dégustation !

Rougail saucisses, réconfortant et encore meilleur réchauffé

La première fois que j’ai mangé un rougail saucisses, c’était il y a deux ans, lors d’un week-end en Normandie, avec des copains journalistes. C’est Flamon qui a ramené cette merveille dans ma vie : un plat réunionnais, très facile à faire, parfait pour les grandes tablées, et encore meilleur réchauffé. Depuis, j’aime beaucoup le refaire les soirs d’hiver où on a envie de faire mijoter une bonne marmite qui laisserait quelques autres assiettes pour le lendemain voire le surlendemain. Les effluves sont aussi réconfortantes que le plat en lui-même; aussi, quand il a fallu imaginer un repas convivial au lendemain du 31, idéal pour remettre sur pieds 7 esprits encore un peu embrumés dans les excès de la veille, c’est le rougail saucisses qui m’est immédiatement venu en tête.

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>>Ingrédients :

– 8 saucisses réunionnaises (si vous habitez Paris : le seul endroit où j’en ai trouvé, c’est la grande épicerie exotique à Stalingrad) (à défaut, 8 saucisses fumées font aussi l’affaire)
– 8 tomates
– 8 oignons
– 10 gousses d’ail
– 2 branches de thym
– quelques feuilles de laurier
– piment de Cayenne, curcuma
– huile d’olive
– piment d’oiseau pour les amateurs

>>Préparation :

1. Faire revenir les saucisses coupées en tronçons dans un peu d’huile d’olive, dans une grande marmite.
2. Émincer les oignons, écraser les gousses d’ail
3. Les ajouter à la marmite.
4. Ajouter les tomates coupées en dés, les épices, les herbes et un verre d’eau.
5. Laisser mijoter à couvert, pendant 45 minutes à feu très doux.
6. De temps en temps, retirer le couvercle pour laisser l’eau s’évaporer et la sauce s’épaissir.
6. Servir avec du riz thai, avec le piment d’oiseau dans un ramequin pour laisser les convives assaisonner comme ils le souhaitent

Bon appétit !

Tarte tatin (pâte brisée vite faite)

J’adore les kouign-amann. Et depuis que j’en ai re-mangé une part en dessert du jour dans un bistrot, je réalise que j’aime beaucoup aussi la tarte tatin (je n’aimais pas ça quand j’étais petite). Je dis ça parce que dimanche, Louis m’a fait remarquer qu’en bouche, une bonne tarte tatin ça convoque un peu les mêmes sensations que le bonheur d’un kouign-amann qui fond sur le palais. En fait, la conclusion surtout, c’est que j’adore le beurre. En voilà une qui n’aurait pas pu être une américaine qui a de la margarine dans la porte de son réfrigérateur !

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Allez, pour célébrer le bon goût que nous avons de consommer « ce mets exquis chez les Barbares » (dixit Pline l’Ancien), je vous propose une recette simple de tarte tatin, histoire désacraliser sa préparation. SIMPLISSIME. Moi qui pensais qu’il fallait compter sur une certaine dextérité en pâtisserie pour réussir ce dessert, je suis heureuse de vous annoncer que c’est bel et bien le beurre qui fait ici tout le travail de composition.

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>>Ingrédients :

Pour la pâte brisée :
– 300 g de farine
– 100 g de beurre en dés à températude ambiante
– 1/2 cuillère à café de sel
– 8 cl de lait tiède

Pour la tarte tatin :
– 6 grosses pommes (de type Golden)
– 150 grammes de beurre
– 130 grammes de sucre en poudre
(Sucre vanillé et cannelle selon le goût)

>>Préparation :

1. Mélanger farine, sel, sucre dans un grand saladier.
2. Ajouter le beurre du bout des doigts jusqu’à l’obtention d’une espèce de semoule collante.
3. Très vite incorporer le lait tiède, pétrir rapidement pour que la boule de pâte se lie.
4. Étaler la pâte sur du papier cuisson, lui donner la même forme et taille que le plat à tarte que l’on utilisera. Réserver.

5. Éplucher les 6 pommes, enlever le cœur, les couper en quartier.
6. Faire fondre le beurre dans le moule à tarte puis ajouter le sucre et laisser caraméliser.
7. Disposer en cercle les morceaux de pommes dans le plat afin que ceux-ci brunissent dans le caramel.
8. Recouvrir avec la pâte brisée en veillant à bien rentrer les bords dans le moule, puis enfourner 35 minutes à 220°C.
9. Sortir le moule du four et le retourner sur un plat pour le service.
10. Servir tiède, par exemple avec une boule vanille.

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Bon appétit !

Pastilla de canard confit aux marrons et à l’orange

C’est une recette réalisée pour un réveillon du 31 décembre, entre amis. Le genre de moments où l’on a envie de pouvoir tout enfourner pour ne pas être coincée en cuisine à surveiller une casserole qui bout à l’heure de l’apéro. Je me suis inspirée de cette page de magazine, mais j’ai très largement amendé la liste des ingrédients.

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Je voulais que la pastilla sonne « fêtes de fin d’année » alors j’ai remplacé le poulet par du confit de canard et j’ai ajouté des marrons. Et au feeling, j’avais un peu peur que le plat ne soit trop lourd en bouche. D’où mon idée de cuire le tout avec le jus d’une orange pressée et des petits morceaux de pommes, pour ajouter un peu de fraîcheur au plat. Le résultat : des bouchées hyper généreuses et fondantes, qui se marient terriblement bien le feuilletage de la pâte phyllo ! Je garde définitivement cette recette.

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>>Ingrédients pour 2 pastillas (8/10 personnes) :

– 8 cuisses de canard confit
– 4 oignons
– 6 échalotes
– 2 pommes
– curcuma
– une vingtaine de feuilles phylo (on en trouve dans les épiceries nord-africaines du 18e arrondissement, boulevard Barbès ou rue Max Dormoy par exemple)
– 300 grammes de marrons entiers
– du sucre glace
– 2 grosses oranges
– 100 grammes de beurre
– 2 jaunes d’œufs

>>Préparation de la farce :

1. Cuire le confit de canard à feu moyen, une quinzaine de minutes. Retirer du feu, puis enlever la peau et désosser. Effiler la viande à la main et la réserver. Garder la graisse de canard dans un bol, pour plus tard.
2. Émincer les oignons grossièrement, détailler les échalotes.
3. Dans une poêle chaude, disposer deux cuillères à soupe de graisse de canard et faire revenir les oignons et échalotes à feu vif.
4. Détailler les pommes en petits dés. Ajouter à la poêle.
5. Presser le jus de l’orange dans la poêle. Baisser le feu, couvrir et laisser mijoter 40 minutes à feu très doux.
6. Dans une casserole, faire revenir les marrons avec un peu de beurre.
7. Préchauffer le four à 200°C.

>>Montage des pastillas :

1. Prendre deux moules à manqué et les beurrer.
2. Dans chaque moule à manqué, disposer une feuille de pâte phyllo. La beurrer, puis en disposer une autre. Renouveler l’opération cinq fois, à chaque fois en décalant les feuilles de pâte de façon à former une rosace.
3. Étaler une couche de canard effilé, puis une couche d’oignons-échalotes-pommes, puis une couche de marrons. Terminer à nouveau par une couche de canard effilé.
4. Fermer les feuilles sur elles-mêmes.
5. Recouvrir avec une autre feuille de pâte phyllo. Rabattre les bords de celle-ci en dessous de la pastilla. Reproduire le feuilletage de la 2e étape.
6. À l’aide d’une assiette plate, renverser la pastilla pour la retourner. Enrober encore de nouvelles feuilles de pâte phyllo.
7. Avec un pinceau, tartiner le dessus de chaque pastilla d’un jaune d’œuf.
8. Enfourner les pastillas pendant 30 minutes.
9. Sortir les pastillas du four et les saupoudrer de sucre glace.
10. Couper chaque pastilla en 8. Présenter les parts avec une tranche d’orange et un marron, pour rappeler les ingrédients de la farce. Presser un peu d’orange sur chaque assiette.

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Simplissime omelette norvégienne

Quand Hélène m’a raconté le bonheur qu’elle avait eu de découvrir sur ses tablées de Noël une omelette norvégienne préparée par un pâtissier de Royan, j’ai cru voir ressurgir celui que j’avais à engloutir la version industrielle de Pizza Paï quand j’étais au lycée (on a les références qu’on a). Une omelette norvégienne, c’est en soi une véritable prouesse de la science : une génoise et sous un nappage de meringue, de la glace à la vanille passée au four et qui ne fond même pas. Par quel tour d’adresse ? Parce que la meringue est un isolant de choc qui tient la chaleur éloignée et permet donc à la glace de rester glace. C’est donc là que se justifie l’oxymore de l’expression « omelette norvégienne » : une omelette oui, mais une omelette… un peu froide quand même.

On appelle également ce dessert « baked Alaska » ou « omelette-surprise » et dans La Nausée, Jean-Paul Sartre y fait référence pour décrire son état :« Mes mains tremblaient, le sang est monté à mon visage et, pour finir, mes lèvres aussi se sont mises à trembler. Tout ça, simplement parce que le poulet était froid. Moi aussi, d’ailleurs, j’étais froid et c’était le plus pénible : je veux dire que le fond était resté comme il est depuis trente-six heures, absolument froid, glacé. (…) Sans doute, j’aurais, pour un rien, roué de coups l’Autodidacte ou la serveuse en les accablant d’injures. Mais je ne serais pas entré tout entier dans le jeu. Ma rage se démenait à la surface et pendant un moment, j’eus l’impression pénible d’être un bloc de glace enveloppé de feu, une omelette-surprise. »

Après un petit tour d’horizon des recettes publiées sur la toile, j’ai choisi de m’inspirer de la technique proposée par Christophe Michalak dans l’émission Dans la peau d’un chef. Et si vous me lisez souvent ici, vous devriez commencer à savoir que j’ai l’insolence d’être tout bonnement incapable de respecter une recette de bout en bout. Voici donc ma version de l’omelette norvégienne, avec du cointreau dedans. À l’arrivée, un dessert qui joue avec le chaud et le froid, rapide à réaliser et qui surprendra forcément vos convives.

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>>Ingrédients :

– Un quatre-quart breton de 500 grammes (pur beurre)
– 10 cuillères à soupe de cointreau
– 1 citron non-traité
– 10 cuillères à soupe de sucre glace
– 250 grammes de glace vanille
– 90 grammes de sucre fin
– 3 cuillères à soupe de sucre glace
– 2 jaunes d’œufs

>>Réalisation :

1. Couper les deux extrémités du quatre-quart afin de ne garder que la partie moelleuse.
2. À 1 cm du bord (horizontal et vertical), enfoncer le couteau comme pour couper une tranche, mais s’arrêter à environ 1 cm du fond. Idem de l’autre côté.
3. Creuser ainsi le quatre-quart. But de l’opération : retirer le cœur pour créer une longue cavité avec le gâteau. Réserver le rectangle obtenu pour plus tard.
4. Imbiber l’intérieur du quatre-quart de cointreau.
5. Mettre le quatre-quart au congélateur une heure ou deux.
6. Pendant ce temps-là, monter les blancs d’œuf au batteur, avec le sucre fin et le sucre glace. Ajouter le jus de citron et continuer à battre jusqu’à l’obtention d’une meringue lisse.
7. Sortir le quatre-quart du congélateur. Disposer dans la cavité la glace vanille.
8. Reprendre le rectangle de quatre-quart obtenu en étape 3. Le couper dans la longueur de façon à créer un « chapeau » et le poser sur la glace vanille. Préchauffer le four à 280°C.
9. Avec une spatule, recouvrir le gâteau de meringue, sur tous les côtés.
10. Enfourner le tout environ 3/4 minutes, juste le temps de dorer la meringue.
11. Servir immédiatement.

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Bonne dégustation !

Welsh géant pour 8 personnes

Ahh, le welsh. Le repas qui cloue sur place et laisse à tout mangeur l’étrange sensation d’avoir pour centre de gravité son estomac. Mais quelle délice, à chaque fois. Quel regret, aussi – trop souvent, celui de ne pas avoir eu l’autodiscipline de ne pas se resservir.

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>>Ingrédients pour 8 personnes :

– 1 kilo de cheddar (pas trop affiné, sinon il fait des grumeaux lors de la cuisson)
– 1 verre de Goudale
– 8 tranches de pain complet
– 8 tranches de jambon blanc sans couenne
– 8 œufs
– 1 cuillère à soupe de moutarde

>>Préparation :

1. Préchauffer le four à 180°C.
2. Au fond de deux plats allant au four, déposer les tranches de pain, puis une tranche de jambon sur chaque tranche.
3. Détailler le cheddar en carrés. Le faire fondre dans une casserole à feu doux, remuer avec une cuillère en bois.
4. Ajouter la bière. Continuer à remuer jusqu’à ce que la mousse disparaisse. Ajouter la moutarde.
5. Nappez ensuite les tranches de pain et le jambon de ce mélange.
6. Casser des œufs au plat sur la préparation.
7. Enfourner pendant 2 petites minutes.

Servir avec des frites au four (chez nous, ça a été des rattes du Touquet coupées en lamelles et dorées au four avec du thym).
Bon appétit !

Remise des prix du MIAM #1

Premier prix « Film français » : Hélène en polaire qui prépare des fruits de mer en Charente-Maritime, pendant que je bois du vin blanc en me dandinant sur un air de jazz

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Premier prix « Formes suggestives » : une pause dej’ au restaurant d’entreprise du Parisien

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Premier prix « Café cliché » : Alexandre dit Bulle, rue du Faubourg Saint-Martin, avec son recueil de Jacques Prévert

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Premier prix « Soirée de lendemain de soirée » : le plateau repas au lit devant Arte+7

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Premier prix « Boisson de l’été » : les Lassi mangue des indiens de la rue du Faubourg Saint-Denis

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Premier prix « Cuisses » : Iris aux fourneaux

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Premier prix « Les vêtements vont sentir ce qu’on est en train de manger » : du reblochon fondu avec Mathieu en sous-pull sous sa combi de ski, en vacances en Suisse

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Premier prix « Brioche aussi dorée que moelleuse » : la praluline, brioche aux pralines de François Pralus (35, rue Rambuteau 75003 Paris)

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Premier prix « Le sac à dos Minion est de sortie et ce n’est pas Aurore qui me jugera » : le brunch au Robinet d’Or

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Premier prix « Tout chocolat » : la Sachertorte, à Vienne avec Caroline, Juliette et Hélène

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Premier prix « Arrête de parler et mange, ça va être froid » : les Pâtes Vivantes, avec Julie

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Premier prix « Le beurre et l’argent du beurre » : le kouign amann de Sébastien Jacquin (Trophée d’or 2015), à Pléneuf-Val-André (Bretagne)

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Premier prix « Déjeuner des sportifs » : des sandwichs emballés dans de l’alu et des biscuits industriels après à peine 20 km de vélo (quelque part dans le Vexin, avec Louis, Victor, Sophie, Margaux et Manu)

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Premier prix « Je ne savais pas que j’aimais ça » version salée : les tripes à la mode de Caen, au Pharamond (spécialités normandes dans une salle Belle Époque, au 24 rue de la Grande Truanderie)

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Premier prix « Je ne savais pas que j’aimais ça » version sucrée : les cannelés, au Jardin du Luxembourg (j’étais pourtant persuadée que les gâteaux parfumés au rhum étaient tous aussi dégueu que les chocolats « Mon Chéri »)

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Premier prix « Non-respect de la saisonnalité des plats » : une fondue suisse (moitié gruyère, moitié vacherin fribourgeois) en plein été avec Juliette, Geff, Hélène et Manu

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Premier prix « Je ressemble à des tongs » : les sushis omelettes, avec Lila et Juliette

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Premier prix « Paris l’été » : tous les apéros dînatoires sur les toits, août et juillet 2015, chez Louis et Sophie

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Premier prix « Fond de frigo » : Restes de blinis, feuilles de vigne, fromages et charcuterie… (car il faut TOUJOURS avoir chez soi de quoi s’improviser un apéro dînatoire)

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Premier prix « Déjeuner de vacances » : tarte salée et Beck’s au soleil avec Manu, à Hambourg

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Premier prix « Révélation Fromage » : le Fiancé des Pyrénées (que je recommande à tous ceux qui aiment aussi le reblochon)

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Premier prix « Petit déjeuner tardif » : tous les midis de notre séjour à Royan, avec Hélène et Juliette

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Premier prix « Trop pas cher » : duck breast sur son lit de fruits rouges et pommes de terre soufflées, 3 euros le plat duj’ à Budapest

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Premier prix « Cuisson surprenante » : un demi-poulet entièrement plongé et cuit dans la friture, à Berlin

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Premier prix « Dressage » : cette choucroute qui réussit l’exploit de ne pas ressembler à rien, à l’École Buissonnière

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Premier prix « Macaron » : Aurore, Julie… et Pierre Hermé au Monceau

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Premier prix « Planche charcuterie-fromage & vin » : toutes celles que l’on se fait avec Manu après une razzia à la Crèmerie Mercy et aux Caves Saint-Martin

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Premier prix « L’Inde à domicile » : Juliette et toutes ses casseroles

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Premier prix « Bancs publics » : des mahjouba (galettes algériennes fourrées aux oignons, tomates, raz el hanout), des msemen (crêpes feuilletées marocaines) et des pâtisseries arabes, dans un square Porte de Clicli

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Premier prix « Un Big Mac avec une salade verte et un coca zéro, s’il-vous-plaît » : les galettes de riz… tartinées de tarama, avec Flore

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Premier prix « Presque aussi bon que là-bas » :  les pastéis de nata de la boulangerie qui fait le coin entre la rue de Charonne et la rue Léon Frot (75011), qui n’ont pas à rougir de la comparaison avec ceux de chez « Pastéis de Belém » à Porto

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Premier prix « Repas cuisiné à l’appart loué en vacances, pour la seule fois du séjour où on ne mange pas dehors » : loups de mer* grillés au feu de bois

*Le saviez-vous ? Pêché en Méditerranée, on l’appelle le loup de mer. En Atlantique, le bar.

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Premier prix « Éloge de la précision » : le bœuf de Kobe de chez « Teppanyaki Ginza Onodera » (6 rue des Ciseaux, 75006 Paris)

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Premier prix « Révélation fromage » bis : la tomme (autrichienne) aux fleurs

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Premier prix « Remonte à tous les coups le moral » : un verre de rouge et des pommes sautées à l’ail à tremper dans du ketchup et de la mayo

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Premier prix « 7 ans d’âge mental » : 1. insister pour faire la chandeleur même quand on n’a pas d’enfants dans son entourage, 2. utiliser du Nutella pour écrire des bêtises sur ses crêpes

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Premier prix « Goûter » : des pâtisseries à la boulangerie du coin, et deux allongés en terrasse du Café Valmy, avec Juliette

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Premier prix « Panure réussie » : meilleur Wiener Schnitzel, à Vienne

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Premier prix « Néobistrot pas insupportable » : Chez l’Ami Jean (27 Rue Malar, 75007 Paris), une cuisine sud-ouest généreuse dans un décor pas poseur pour un sou

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Premier prix « improviser avec les épiceries kainf’ en bas de l’appart » : du foufou (racine de manioc), des bananes plantain et des blettes pimentées à la sénégalaise

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Premier prix « Déjeuner au lit » : grands cafés, plats de pâtes et tiramisu aux abricots pour les champions

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Premier prix « Belleville assure toujours » : des fritures, un phở et du bœuf lôc lacphoto 3 (7)

Premier prix « Sugar Rush » : toutes les assiettes que Delphine prépare pour l’apéro

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Premier prix « Viande saignante » : la noix d’entrecôte à La Cueva Del Diablo (et ses galettes de maïs), meilleur restaurant argentin où être emmenée pour son anniversaire <3

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Premier prix « Goûter allemand » : bretzel au fromage, pfannkuchen et autres gourmandises de boulangerie, à Francfort avec Manu

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Premier prix « Cuisine rapide mais cuisine de chef » : les œufs cocotte d’Hélène, à tomber

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Premier prix « Aussi beau que bon » : le gâteau d’anniversaire-surprise commandé par Manu <3 (qui, au-delà d’être un Minion, est aussi un moelleux aux amandes) (le gâteau)

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Premier prix « Nous sommes entre gens fiables et de qualité puisque pour une fois y’en a pas un dans l’assistance qui n’aime pas ça » : un saladier de bulots, avec Delphine, Fabien, Lucie, Guillaume, Margaux et Chloé, en Normandie. À manger avec la géniale mayo préparée par Guillaume.

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Premier prix « Plat de bistrot à la maison » : pièce de viande grillée et légumes rôtis au four, par Manu

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Premier prix « Kawaï » : le millefeuilles à la mangue du p’tit café hong-kongais du 3e arrondissement

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Premier prix « Dîner sur un bateau » : soupe, tartine, salade, et beaucoup de vin rouge avec Manue

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Premier prix « Dans les coulisses du paradis » : la fabrique des Merveilleux de chez Fred, à Lille

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Premier prix « Cuisiner italien mais faire autre chose que des pâtes ou un risotto » : le polpettone poulet-ricotta

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Premier prix « Tentative de reproduire une recette de Maman » : le porc au caramel

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Premier prix « Sucré salé de l’hiver » : Le Mont-d’Or au four à partager, avec des pommes de terre et du miel, chez Hélène

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Premier prix « Madeleine de Proust » : les Bánh Khọt, palets de riz aux crevettes et lait de coco, dans le XIIIe

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Premier prix « Pas peu fière d’avoir réussi » : le ceviche* de maquereau

*Le saviez-vous ? La différence entre le ceviche et le carpaccio : le premier cuit dans du citron, le second dans de l’huile d’olive.

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Premier prix « Goûter de grand pâtissier » : le Saint-Honoré de Philippe Conticini, avec Lucy

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Premier prix « Petit déjeuner comme il devrait y en avoir tous les matins de la semaine » : deux allongés et deux escargots de chez Du Pain et Des Idées

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Premier prix « Trop contente mais un peu déçue quand même » : les bonbons Minions que Manu m’a acheté… qui ne ressemblent pas vraiment à des Minions :-(

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Premier prix « Pause dej pas loin de la départementale, garons la voiture » : des baguettes, un camembert et un Neufchâtel achetés sur le marché, à Giverny avec Hélène, Geff et Manu

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Croatie – Supetar, Postira, Sutivan, Škrip, Dol, Split