Contre une sanctuarisation du débat sur le terrorisme

Slate

 

Ma dernière tribune, à propos de ‪#‎CharlieHebdo‬ : méfions-nous de cette idée béate d’ « union nationale » qui nous fait inévitablement labourer la terre des idéologues du « choc des civilisations »

À lire ici

Charlie Hebdo : solidarité aussi avec les musulmans qui devront faire face à l’instrumentalisation politique qui vient

Charlie

La religion est le soupir de la créature opprimée, disait Marx. Elle est l’essence infantile de l’humanité, faisait remarquer Feuerbach. C’est ce que Charb l’athée pensait également, lui qui s’en est toujours pris à toutes les religions, sans exception aucune. Dans chacun des blasphèmes de Charlie Hebdo se tenait un pied de nez aux intégrismes.

Mais ailleurs dans ses colonnes, le journal satirique s’est tout autant élevé contre ces voix malveillantes et drapées du linge blanc de la laïcité, qui tous les jours résument sourdement les musulmans à une armée de violents fanatiques. Les premières victimes de l’intégrisme islamique sont les musulmans; et c’est cela aussi que Charb dénonçait. Car la laïcité n’a de sens que couplée à une lutte anti-raciste. Sans cette dernière, elle n’est qu’une illusion religieuse elle-même.

Aujourd’hui, c’est la liberté de la presse qui est endeuillée. Solidarité avec toute la rédaction de Charlie Hebdo, les familles des victimes, et ne l’oublions pas sous le coup de l’émotion : solidarité aussi avec les musulmans qui devront faire face à l’instrumentalisation politique qui vient.

« De l’air à France Inter » : Soirée « On nous cache tout » le 12 janvier à Paris

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>> delairafranceinter.ouvaton.org

« Nous nous appuyons sur un constat : les classes populaires sont presque absentes de votre antenne. (…) Que la principale radio de service public rende ainsi invisible, inaudible, quotidiennement, la « France d’en bas », que la majorité de la population soit passée sous silence, que ses préoccupations soient tues, voilà qui nuit manifestement au bon fonctionnement de la démocratie. »

Les p’tits plats dans les grands #14 — Samossas de steak de thon grillé et légumes anciens

J’ai toujours aimé cuisiner les galettes de riz, ces feuilles translucides très fines qui servent à la préparation des nems et des rouleaux de printemps. Produit phare des tables asiatiques, elles doivent être humidifiées afin d’être ramollies, avant de pouvoir être farcies puis mangées comme telles ou passées à la vapeur / à la friture.

Quand Julie et Aurore sont venues dîner à la maison en décembre, je venais de recevoir ma dernière commande La Ruche Qui Dit Oui et j’avais dans mon panier à légumes de très beaux topinambours et des gros navets. Plutôt doux au palais, les topinambours (également surnommés « truffes du Canada ») ont un goût qui se rapproche de celui de la noisette. Quant aux navets, j’adore les cuisiner saupoudrés de sucre, dans une poêle avec une noisette de beurre. Je venais aussi d’acheter des panais, ces racines semblables à des carottes, mais en plus sucrés, au Zingam – une épicerie alternative qui vient d’ouvrir au 75, rue de la Roquette, dans le 11ème.

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Le Zingam, l’épicerie de Lelio et Sonny, pour un accès direct aux petits producteurs de la région

Les températures étant ce qu’elles étaient, je trouvais que décembre était un chouette mois pour mettre à l’honneur le côté réconfortant de ces légumes oubliés. J’ai pensé que leur douceur et leurs goûts typiques auraient beaucoup de répondant face à des galettes de riz frites.

Servis avec un chutney de figues et des copeaux de parmesan, les samossas de légumes oubliés sont croustillants à l’extérieur, fondant à l’intérieur ! Pour obtenir une galette légèrement dédoublée (une couche de friture + une couche de farine de riz plus tendre), je recommande de prendre le plus petit format qui existe sur le marché et de plier la galette 2 fois (voir les explications plus bas dans la recette).

INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES :

- 20 galettes de feuilles de riz (pour obtenir 5 samossas par personne)
- 6 navets
- 10 topinambours
- 3 panais de taille moyenne
- un morceau de parmesan (et un économe pour le tailler en copeaux)
- 1 steak de thon
- 2 échalotes
- 1 cuillère à soupe de miel
- un bouquet de persil
- 3 cuillères à café de sauce soja
- 2 cuillères à soupe de graines de sésames
- sel
- poivre

PRÉPARATION :

La poêlée
1. Dans une grande casserole, préparez un bain marie et plongez-y les panais une dizaine de minutes dès le frémissement. Cette opération permet de légèrement ramollir le légume avant de le faire dorer à la poêle à l’étape 6
2. Pendant ce temps-là, lavez les topinambours sous un jet d’eau froide à l’aide d’une brosse à légumes (une brosse à dents à poils durs peut dépanner). Il n’est pas nécessaire d’éplucher les topinambours si la peau est bien nettoyée, ce qui est à la fois un gain de temps – quand on sait comme leurs formes irrégulières rendent difficiles l’épluchage à l’économe – et de goût)
3. Dans le sens de la largeur, détaillez les topinambours le plus finement possible
4. Au bout d’une dizaine de minutes, vérifiez la cuisson des panais : il faut pouvoir insérer la pointe d’un couteau et la retirer facilement du panais. Attention à ne pas laisser les panais trop longtemps dans l’eau frémissante non plus, il ne s’agit pas de les réduire en purée
5. Émincez les échalotes et faites-les revenir dans un wok avec la cuillère de miel et un filet d’huile d’olive
6. Une fois les échalotes dorées, jetez dans la poêle les fines tranches de topinambours ainsi que les panais que vous aurez coupés en rondelles (comme on le ferait avec des carottes)
7. Ajoutez la sauce soja, les graines de sésames, puis couvrez et laissez cuire 10 minutes
8. À mi-cuisson, vérifiez que le wok n’est pas trop sec et réajustez avec un verre d’eau si besoin

La farce
1. Coupez en fines tranches le steak de thon
2. Saisissez-les dans une poêle avec de l’huile d’olive très chaude (pour vérifier que l’huile est suffisamment chaude, faites tomber quelques gouttes d’eau dans la poêle – si elles grésillent et s’évaporent instantanément, c’est que vous pouvez saisir les tranches de steak)
1. Épluchez et lavez les navets
2. Coupez-les en dés
3. Dans une poêle, faites fondre une noisette de beurre puis ajoutez les navets
4. Immédiatement après, saupoudrez les navets de sucre, mélangez et laissez caraméliser à feu vif
5. Une fois les navets dorés, baissez le feu et continuez la cuisson à couvert pendant 8 minutes
6. Retirez les navets du feu, disposez-les dans un grand saladier, dans lequel vous viendrez ajouter l’équivalent d’une louche de la poêlée préparée plus tôt ainsi que les tranches de steak de thon
7. Salez, poivrez, puis mixez le tout grossièrement (en laissant quelques morceaux)

Le pliage des samossas
1. Dégagez un plan de travail, et munissez-vous d’une grande planche à découper, d’un saladier d’eau tiède et d’un torchon propre
2. Humidifiez une galette de riz, puis disposez-la sur la planche à découper. Tamponnez-la avec le torchon pour la sécher
3. Le pliage s’effectuera comme ci-dessous (le point gris correspondant à une cuillère à café de la farce)…

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… à un détail près : vous ne couperez pas la galette de riz en deux comme présenté dans le second dessin, mais vous contenterez de la plier sur elle-même. Cette opération vous permettra d’obtenir une pâte dédoublée, qui lors de la friture, vous donnera deux couches de galettes : la première, croustillante, la seconde, molle – ce qui est absolument DÉLICIEUX et surprenant en bouche.

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4. Répétez l’opération pour toutes les galettes de riz, puis faites-les frire recouverts d’huile à frire, dans une sauteuse
5. Pour le dressage, présentez dans une assiette 5 samossas, avec un peu de chutney de figues, plusieurs grosses cuillerées de la poêlée de légumes anciens (qui feront un rappel visuel de la farce de vos samossas) parsemés de copeaux de parmesan (que vous aurez détaillés grossièrement à l’économe) et quelques tiges de persil. Saupoudrez d’une poignée de graines de sésame.

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Dernières douceurs cuisinées

Crépinette de porc et kale sauté aux échalotes / Carottes de l’Est
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« Rouleaux de printemps » d’hiver : avec du foie gras, des navets et des carottes violettes dedans
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L’avenir du marketing, c’est notre égocentrisme

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« Vous aurez sans doute remarqué dans votre entourage l’enthousiasme que peut susciter le fait de tomber sur une canette avec son propre prénom apposé dessus. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les internautes à poster des photos d’eux avec le produit Coca-Cola. La marque propose également aux consommateurs de personnaliser leurs canettes, au plus grand bonheur de ceux dont les prénoms ne figurent pas dans la liste officielle arrêtée.

Au-delà de l’ampleur de ce marketing viral sans précédent (Coca-Cola a remporté leGrand Prix des stratégies médias en juin 2014), que renseigne son succès auprès du public? Comment expliquer que les consommateurs se plient si promptement au jeu de la publicité virale en acceptant de relayer la marque sans apparente contre-partie ? »

Lire l’article ici

Les p’tits plats dans les grands #13 — Magret de canard sur chutney de figues rôties et écrasé de patate douce à la crème d’Isigny

Hier soir, Maud et Christophe sont venus dîner à la maison. Pour l’occasion, j’ai voulu relever le défi de préparer le plat préféré de Maud, qui a grandi à Toulouse : le magret de canard. C’est aussi un des trucs que j’aime le plus me commander en brasserie, avec toujours cette angoisse (oui je prends la cuisson de toute viande très au sérieux) de me retrouver avec soit un magret trop cuit (et donc trop sec), soit saignant (un bon magret doit être tout au plus rosé, jamais saignant).

Pour accompagner la viande avec un bon légume de saison, je suis allée au marché d’Aligre et j’ai acheté un kilo de patates douces. C’est doux, c’est fondant, et ça réchauffe les cœurs par les températures qui baissent. C’est aussi au marché d’Aligre que j’ai trouvé de superbes figues à seulement 2 euros le kilo (j’en ai eu 8 pour seulement 50 centimes, INCROYABLE).

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(Sur cette photo, on ne distingue pas le chutney de figues, qui est caché en trait épais sous le magret de canard – une astuce que je garde des assiettes de L’Ébauchoir, cette géniale brasserie où Manu m’a emmenée l’autre soir. Découvrir une sauce en dessous de la viande = ♥)

INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES
(Pour pouvoir profiter de mes invités à l’apéro, j’avais préparé l’écrasé de patates douce, le chutney de figues et le magret de canard prêt à cuire avant leur arrivée.)

- 2 magrets de canard
- 8 figues fraîches
- 1 kg de patate douce
- 30 cl de crème d’Isigny
- huile d’olive
- gros sel de Guérande
- poivre
- sésame
- ciboulette
- 10 cl d’eau
- 10 cl de vinaigre balsamique
- 3 cuillères à soupe de miel
- 3 cuillères à soupe de cassonade

PRÉPARATION 

L’écrasé de patates douce
1. Dans une grande casserole, faites chauffer de l’eau jusqu’à ébullition
2. Épluchez les patates douce et coupez-les en gros dés
3. Plongez-les dans l’eau bouillante et laissez cuire un bon quart d’heure
4. Retirez les morceaux de patate douce ramollis et écrasez-les à la fourchette dans un grand saladier
5. Ajoutez un trait d’huile d’olive, la crème d’Isigny, 3 tours de moulin à poivre et une pincée de gros sel
6. Réservez

Chutney de figues
7. Lavez 6 figues (on en garde 2 autres pour le dressage) et ôtez les pédoncules
8. Coupez-les en quatre
9. Dans une petite casserole, faites fondre la cassonade, le miel, le vinaigre balsamique et les 10 cl d’eau ensemble
10. Ajoutez les figues, portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire 1h, en remuant régulièrement

Magrets de canard
7. Préparez les magrets de canard en enlevant le surplus de gras sur les côtés de façon à ne garder que le gras du dessus
8. Quadrillez les magrets côté peau, en incisant légèrement avec un couteau pointu
9. Dans une poêle bien chaude, faites cuire les magrets à feu vif pendant 7 minutes
10. Retirez les magrets du feu, videz la poêle de la graisse, puis replacez les magrets de l’autre côté, pendant 5 minutes pour un résultat rosé
11. Réservez les magrets dans un plat chaud

Dressage
12. Au moment du dressage, sortez les magrets encore chauds et coupez-les légèrement en biais avec un couteau pointu
13. Disposez un trait épais de chutney de figues, et déposez les tranches de magrets de canard dessus
14. Présentez-les accompagnée d’une grosse louche de patates douces écrasées
15. Ajoutez une pincée de graines de sésame sur le canard
16. Disposez deux quarts de figues par assiette, pour la décoration

L’AVIS DES CONVIVES
Tout le monde semble avoir trouvé le magret de canard super bien cuit (la peau était légèrement croustillante, la viande en elle-même fondante). L’association avec les patates douces était très douce. Le sel de Guérande est important dans l’histoire, il permet de mieux répondre au sucré qui se dégage déjà du chutney. Bref, une recette résolument comfort food.

Les p’tits plats dans les grands #12 — Tajine d’agneau aux pruneaux

Ça fait quelques temps que j’avais envie de faire un tajine, et bêtement, je pensais que sans plat à tajine ça n’était pas possible. Après quelques détours sur des forums de cuisine du Maghreb, j’ai réalisé qu’une cocotte pouvait en réalité très bien faire l’affaire – tant que la viande est cuite à l’étouffée.

J’ai donc profité de la soirée hammam – gommage – massage qu’on s’est accordée ce weekend* pour rester dans le thème et concocter ce plat que j’aime tant. Une recette que je me promets de refaire cet hiver, vu comme il est agréable de laisser les effluves d’un plat mijoté embaumer la maison.

*Je vous recommande le Hammam du Canal, mixte tous les soirs de la semaine. Propre, rituel respecté, très bel endroit. Parfait pour se dorloter un peu avec les températures qui baissent…

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INGRÉDIENTS POUR 2 PERSONNES :

- 150 grammes de pruneaux
- thé chaud
- 500 grammes d’agneau coupé en morceaux
- 3 grosses carottes
- 1 oignon
- 1 gousse d’ail
- 1 cuillère à café de sel
- 1 cuillère à soupe de cannelle
- 1 cuillère à café de gingembre
- 4 cuillères à soupe de sésame
- 3 cuillères à soupe de sucre
- du thé vert chaud
- huile d’olive
- 2 cuillères à soupe de miel
- 2 tours de moulin à poivre

PRÉPARATION :

1.  Hachez l’ail et coupez l’oignon grossièrement. Détaillez les carottes. Mettez les pruneaux dans un bol de thé infusé pour les faire gonfler.
2. Dans une cocotte, faites chauffer l’huile d’olive et saisissez-y les morceaux d’agneau. Une fois dorés, sortez-les du feu. Réservez.
3. Hachez l’ail et l’oignon. Faites colorer l’oignon dans la cocotte.
4. Remettez l’agneau dans la cocotte. Ajoutez le gingembre, la cannelle, les carottes et le sel. Couvrez le tout avec 2 verres à moutarde d’eau.
5. Laissez mijoter 1h45 à feu doux. Surveillez à mi-cuisson, et ajustez avec un troisième verre d’eau si besoin.
6. 20 minutes avant la fin de la cuisson de la viande, ajoutez les pruneaux gorgés de thé vert, l’ail haché, le miel, le sucre et les graines de sésame.
7. Servez très chaud. Saupoudrez de sésame.

RÉSULTAT :

Une viande super fondante, qui se mêle délicatement aux morceaux de pruneaux onctueux. À servir avec des grains moyens de semoule, ou des pommes de terre. Un délice !

« La fabrication d’une pizza surgelée », double-page décodage pour Okapi

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Les p’tits plats dans les grands #11 — Poulet au maroilles et à la bière, pommes de terre rôties au thym

Ce week-end, premiers samedi-dimanche de septembre oblige, c’était la Braderie de Lille. Frustrée de ne pas avoir pu m’y rendre cette année encore pour chiner des trucs-poussiéreux-dont-on-regrette-l’achat-même-pas-deux-semaines-après (ça va faire 5 ans que j’ai quitté la capitale des Flandres et autant d’années que je ne parviens pas à me libérer pour la grande sauterie*), j’ai voulu palier le manque en embaumant l’appart des effluves de notre gourmande gastronomie du Nord.

*C’est drôle comme la grande braderie est un événement qui ne manque véritablement aux Lillois qu’une fois qu’ils déménagent…

J’aurais pu préparer un welsch, LE truc que j’aime le plus sur la carte des estaminets, mais… sans four c’est un peu difficile. J’ajoute donc ce plat à la longue liste des trucs que je cocherai quand j’aurai une cuisine d’adulte (parmi lesquels il y a déjà 1. avoir un truc comme ça pour porter les casseroles, 2. cuire mes bavettes à la plancha, 3. avoir une hotte aspirante pour éviter de me laisser vivre dans une odeur de gyozas pendant trois jours, 4. faire des boules blanches avec une machine à pain) (OUI J’AI DE GRANDES AMBITIONS DANS LA VIE, MOI, MONSIEUR).

En attendant, en l’absence de four, j’ai cuisiné du poulet au maroilles, ce fromage hyper puant que prenaient les paysans de Cambrai pour payer leur dîme.

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INGRÉDIENTS POUR 2 PERSONNES

Poulet au maroilles : 

- 2 cuisses de poulet fermier
- 200 grammes de maroilles (par exemple du vieux-lille, également appelé « puant de Lille »)
- 10 cl de crème fraîche
- un verre à moutarde de bière blonde des Flandres
- 1 échalote
- 1 oignon
- gros sel et poivre

Pommes de terre rôties à la poêle :

- 4 grosses pommes de terre
- 3 gousses d’ail
- du thym
- de l’huile d’olive
- paprika
- gros sel

 PRÉPARATION

Le poulet :

1. Dans une cocotte, faites chauffer le beurre
2. Saisissez-y les cuisses de poulet et retournez régulièrement, jusqu’à ce qu’elles soient dorées
3. Baissez le feu. Couvrez les cuisses de poulet avec le verre de bière et laissez mijoter 30 minutes. Vérifiez à mi-temps, si le poulet n’est plus mouillé, ajustez avec un petit verre d’eau
4. Ajoutez la crème fraîche.
5. Écroutez le maroilles, coupez-le en petits morceaux, et jetez-les dans la cocotte. Mélangez puis couvrez.
6. Émincez l’échalote et l’oignon, puis ajoutez-les à la cocotte.

Les pommes de terre rôties :

1. Coupez vos pommes de terre en frites (en « allumettes » de 3mm de largeur, ou en « pont-neuf » d’1 cm) (ma préférence va aux « pont-neuf »)
2. Faites chauffer de l’huile d’olive dans une large poêle
3. Jetez-y les frites une fois la poêle bien chaude
4. Pendant ce temps, épluchez l’ail et écrasez-le
5. Ajoutez l’ail à la poêle, puis parsemez de thym, de paprika et de gros sel
6. Retirez les frites du feu une fois dorées et moelleuses à l’intérieur, et réservez-les sur du Sopalin pour retirer le surplus de gras

Poulet au maroilles et pommes de terre rôties

REMARQUES

Le fait de laisser mijoter le poulet dans la bière après l’avoir revenu dans le beurre permet aux cuisses d’être à la fois dorées et fondantes à l’intérieur. EXCELLENT si comme moi vous partez en guerre contre le poulet trop sec. Vous pouvez également servir le poulet au maroilles avec du riz (ça prend bien la sauce), des haricots verts cuits à la vapeur (plus légers), ou des pommes de terre cuites à l’eau (plus rapides à préparer). Mais disons tout haut ce que tout le monde pense déjà tout haut : l’accompagnement pommes de terre rôties est évidement plus gourmand !