Sexisme ordinaire au bar à viande

Bar à viande-sexisme

Si vous craigniez que manger de la viande était contre-indiqué lorsqu’on est une femme, ne vous en faites plus : chez Meating, il est possible de se ruer sur un onglet d’Angus saignant dans toutes les règles de la féminité.

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Peut-on vraiment lutter contre la pollution via la gratuité des transports ?

Transports gratuits

Comme beaucoup de monde à Paris, j’ai été ravie de ne pas avoir à composter de ticket de métro ce fameux week-end de mars où le pic de pollution menaçait de dépasser le seuil d’alerte. Je me suis alors demandé si la gratuité des transports pouvait être un moyen de lutter durablement contre la pollution de l’air. La réponse est non… bien que cette mesure (déjà mise en place dans une vingtaine de communes françaises) resterait intéressante du point de vue du droit à la ville.

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Recette du banana bread « bien-meilleur-que-celui-du-Starbucks »

La première fois que j’ai mangé une part de banana bread, c’était au Starbucks. C’est aussi là que j’ai goûté mon premier chaï latte, dans lequel j’ai trempé mes premiers scones. Pendant longtemps, à part quand je les retrouvais chez Marks & Spencer pour un peu moins cher, j’associais ces produits à un lointain horizon anglo-saxon que je ne pourrais pas décemment me payer tous les jours (10 euros le goûter chez Starbucks… à ce prix-là je préfère me faire un plat du jour). Ça, c’était avant de me mettre à la cuisine et de réaliser que rien n’est impossible quand on a un bon four et un zeste de patience.

Car il n’y a rien de plus simple que de préparer un chaï latte (il suffit de faire infuser 2/3 de chaï et d’y ajouter 1/3 de lait qu’on aura au préalable fait mousser avec une pincée de sucre vanillée, et hop ça donne un VRAI chaï latte – car oui, celui du Starbucks est un faux, le stakhanovisme de l’enseigne impliquant que cette boisson soit en réalité du lait mélangé… à du sirop Monin saveur « chaï latte »).

Pareil pour le banana bread, star des goûters américains : pour démystifier la bête, je me contenterais de vous dire qu’il s’agit au plus d’un gâteau au yaourt upgradé. Facile à faire, embaumant toute la cuisine quand il est enfourné (avouez que c’est aussi pour ça qu’on aime faire des gâteaux le dimanche), se conserve très bien, se déguste aussi bien au petit déjeuner à tremper dans une tasse de café qu’au goûter avec quelques fruits rouges par dessus… Le banana bread est tellement pratique que je me vois bien en faire au moins un par semaine. Et je suis prête à parier que coupé en tranche fine et associé à 2/3 rondelles de chorizo grillées en haut du four, ça doit être une tuerie (la douceur de la banane se marie bien avec le salé de la charcuterie, pensez-aussi au bacon) (à un vernissage, j’ai un jour mangé des amuse-gueules de bananes entourées de bacon frit GÉNIALISSIMES).

Bon, assez parlé, voici la recette de mon banana bread. Et en plus, elle est plutôt équilibrée (1 seul œuf, du lait végétal et de la farine complète). Et comme je déteste les mesures (je n’ai même pas de verre mesureur à la maison), nos unités de mesure seront un mug de taille moyenne, une cuillère à soupe et une cuillère à café.

Banana Bread 2

Ingrédients :
- 2 bananes bien mûres (à écraser rapidement) (ça remplit environ 1 mug)
- 2 cuillères à soupe de sirop d’agave
- 1 cuillère à soupe de sucre (je prends du rapadura, c’est-à-dire du sucre de cannes non raffiné) (contrairement au sucre raffiné, le rapadura contient des vitamines B1, B2, B5 et E) (vous en trouverez facilement dans les boutiques bio, et franchement, je ne suis pas connue pour être une ayatollah du bio, mais ce produit fait clairement partie des must-have de ma cuisine)
- 3/4 d’un mug de lait de soja (ou lait d’amande ou lait d’épeautre ou lait de vache, COMME VOUS VOULEZ)
- 1 œuf
- 1 mug et demi de farine complète
- 1 mug de flocons d’avoine (pour la texture onctueeeuuuse du banana bread)
- 1 cuillère à café de levure chimique
- 1 bonne pincée de sel
- 1 cuillère à soupe bien bombée de cannelle (bon, si vous n’aimez pas la cannelle, cet ingrédient est largement optionnel)

Préparation :
1. Préchauffez le four à 180 degrés.
2. Écrasez les bananes à la fourchette. Dans un saladier, ajoutez au mug de bananes le sirop d’agave, le sucre / rapadura, l’œuf et le lait.
3. Dans un autre saladier, mélangez la farine complète, les flocons d’avoine, la levure chimique, le sel et la cannelle.
4. Pour humidifier la préparation, versez le premier saladier dans le second saladier. Mélangez le tout (je fais ça à la main), sans non plus tout écraser (= surtout pas au mixeur !) L’idée, c’est de garder intacts quelques morceaux de bananes qui fondront sous la langue quand vous dégusterez le banana bread. Veillez néanmoins à obtenir à la fin une pâte plutôt homogène.
5. Versez la pâte dans un moule à cake. Par coquetterie, disposez quelques flocons d’avoine en haut de la préparation.
6. Enfournez le tout pour environ 60 minutes, au milieu du four. À la fin de la cuisson, vous devriez être capable d’enfoncer la pointe d’un couteau dans le banana bread et le retirer facilement. N’hésitez pas à régulièrement surveiller la progression de la cuisson, le banana bread doit prendre de la consistance tout en étant tout au plus légèrement grillé au dessus (il terminera de griller lors de l’étape suivante). L’idée est d’obtenir un banana bread ni trop dur, ni trop coulant – et pour cela, pas de règle : il faut garder un œil sur la bête, puisque tout dépend de la puissance de votre four.
7. Étape importante : laissez refroidir le banana bread sur la grille. Par gourmandise, vous pouvez toujours vous couper une part et la manger de suite (ça ressemblera plutôt à un fudge), mais le vrai banana bread se coupe comme un cake, donc il faut attendre qu’il se « solidifie ».

NB : Certaines recettes recommandent de mettre un peu moins de lait pour un aspect plus compact. Ici, j’ai préféré inclure 3/4 du mug pour un goût plus fondant.

Banana Bread 1

Et voilààà. Entre le petit déjeuner d’hier, le goûter, et le petit déjeuner d’aujourd’hui… chez nous il n’y en a déjà presque plus.
Bon appétit !

Et si le vote obligatoire était une fausse bonne idée ?

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Le vote obligatoire lutte contre l’abstention… pas contre ses raisons. À moins que l’on y intègre un « vote contre tous ». Je vous ai listé 6 raisons de douter de cette proposition politique. C’est à lire ici.

Le FN peut toujours porter plainte contre SOS Racisme, il a peu de chance d’obtenir gain de cause

FN-SOSRacisme

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Les hommes politiques veulent être cool (et les magazines cool veulent être sérieux)

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Quand les politiques dépoussièrent leur image, les médias de jeunes, eux, cherchent à se crédibiliser. Je me suis interrogée sur cette double stratégie de communication par ici.

Une analyse du succès économique de VICE, entreprise de la contre-culture (INA Global)

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Retrouvez mon analyse de VICE, la multinationale de la contre-culture, dans le quatrième numéro de INA Global, disponible chez tous ces libraires.

Cette revue trimestrielle, qui confronte les points de vue de chercheurs, journalistes et acteurs de l’audiovisuel, est mise en page par Building Paris. Elle entend « proposer à un public curieux une réflexion vivante pour mieux comprendre et approfondir les grands changements à l’œuvre dans l’univers des médias ».

— Update : l’article est en ligne ici.

Les p’tits plats dans les grands #16 — blanquette de veau aux saveurs d’autrefois

Quel bonheur que celui de réchauffer un plat mijoté de longues heures la veille. Pour un dimanche soir sans prise de tête,  j’ai lancé cette blanquette de veau samedi en fin d’après-midi… Le jour J, il n’y a plus qu’à se déboucher une petite bouteille de rouge chilien, et c’est réglé. De quoi finir le week-end en beauté et en paresse.

Grâce à la super cocotte en fonte que la tante de Manu nous a offert à Noël, j’ai constamment envie de faire mijoter des plats (YOUPI). J’adore cette idée qu’il suffit de passer chez son boucher acheter des gros morceaux de viande et les balancer dans un bon bouillon pour découvrir 5 heures plus tard les agréables effluves d’un bon plat réconfortant et encore meilleur le lendemain.

La blanquette de veau est un des mes plats préférés. La crème fraîche, la pointe de citron, la mollesse de la viande… Ce que j’aime le plus avec ce plat, c’est qu’il n’y a pas deux recettes qui se ressemblent. La meilleure étant toujours celle de votre mamie ! Certains aiment que les carottes soient bien ramollies, d’autres qu’elles restent un peu croquantes (c’est mon cas, je ne les ajoute qu’à mi-cuisson). Certains préconisent d’épaissir la sauce avec des cuillères de farine, moi je l’aime plutôt liquide et citronnée. AHH, la blanquette de veau. Allez, prochaine étape : le bœuf bourguignon.

blanquette

INGRÉDIENTS POUR 2 PERSONNES :

- 500 grammes de blanquette de veau (sauté ou épaule de veau)
- 1 cube de bouillon de poulet
- 2 carottes
- 1 oignon jaune
- 5 gros champignons de Paris
- la moitié d’un petit pot de crème fraîche
- une moitié de citron jaune
- 1 jaune d’oeuf
- 2 cuillères à soupe de farine
- 10 cl de vin blanc
- du thym
- 1 demi-botte de persil plat

Et une cocotte en fonte ! (ou un grand fait-tout, à défaut)

PRÉPARATION :

1. Détaillez en gros dés le veau. Lavez-le à l’eau froide.
2. Faites revenir la viande dans une cocotte en fonte, avec un peu de beurre.
3. Sitôt la viande légèrement colorée, saupoudrez-la d’une cuillère de farine, remuez et ajoutez 2 verres d’eau.
4. Ajoutez le thym, le persil plat, 2 tours de moulin de poivre et un peu de gros sel.
5. Laissez mijoter 3 heures à couvert, à feux doux, en maintenant une très très légère ébullition. Surveillez à mi-cuisson et rallongez avec un verre d’eau si besoin.
6. Détaillez la carotte et les champignons, ajoutez-les à 1h de la fin de la cuisson.
7. À l’issu des 3 heures de cuisson, vous devriez pouvoir enfoncer facilement une fourchette dans un morceau de viande. Si la viande n’est pas assez tendre, remettez sur le feu autant que nécessaire (j’ai cuit ma blanquette de veau 5h au total)
8. Au moment de servir, mélangez dans un bol la crème fraîche, le jaune d’œuf, le jus de citron. Ajoutez cette préparation au dernier moment. Laissez sur le feu encore 5 minutes.

Dressage : sur une montagne de riz, disposez plusieurs louches de la blanquette de veau. Surplombez de quelques feuilles de persil plat.

Alors, comment est votre blanquette ?

La Saint-Valentin n’est pas une création commerciale, mais est devenue une allégorie du capitalisme

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N’en déplaise à la rumeur, la Saint-Valentin n’est pas le fruit d’une collaboration machiavélique entre fleuristes, vendeurs de cartes de vœux, restaurateurs et chocolatiers. La fête des amoureux trouverait en vérité son origine dans la Rome antique, bien qu’une querelle des historiens la rattache tantôt à un saint, tantôt aux Lupercales romaines (des festivités au cours desquelles un genre de loterie de l’amour était organisé).
Bien qu’elle ne soit pas une célébration marchande à l’origine, la Saint-Valentin est pourtant devenue une allégorie du capitalisme, au moins par trois aspects.

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Les p’tits plats dans les grands #15 —Dos de cabillaud pané aux sésames et asperges vertes rôties sur sauce au beurre

C’est un plat fait à quatre mains, avec Manu, pour Noël dernier. On cherchait une recette savoureuse mais légère (et on était hantés par le souvenir fou de cet incroyable poisson blanc sauce au beurre mangé à Hambourg…), histoire de ne pas avoir à sortir de table à quatre pattes (ce à quoi on n’a finalement pas échappé) (il faut dire qu’intercalé entre l’apéritif, un foie gras maison des plus divins,  un plateau de fromages du Nord et une bûche de chez Meert, un plat principal léger n’est qu’un vague moyen de sauver les meubles…) (j’arrête ici les parenthèses) (voilà).

Je garde cette recette précieusement dans mon carnet, parce qu’elle est un moyen imparable de célébrer l’onctuosité du dos de cabillaud – une pièce de poisson qui, bien cuite, est très généreuse en bouche parce que diablement fondante. Le fait de paner le cabillaud donne une texture super délicate au tout : légèrement croustillant à l’extérieur, moelleux à l’intérieur.

Il faut prévoir une après-midi d’avance (ou plus) pour mariner le poisson. Pour le reste : une petite demi-heure aux fourneaux le temps de faire cuire, et c’est réglé !

Dos-de-cabillaud

INGRÉDIENTS POUR 5 PERSONNES : 
- 5 dos de cabillaud
- 5 cuillères à soupe d’huile d’olive bio
- 1 citron vert
- 400 grammes de graines de sésames
- 1 œeuf entier
- 30 grammes de farine
- 1 botte d’asperges vertes
- 40 grammes de beurre frais
- 1 échalote
- 20 cl de crème liquide
- gros sel de Guérande
- moulin à poivre
- 1 petit verre à moutarde de vin blanc
- 1 botte de persil

PRÉPARATION :

Le cabillaud
1. Dans un grand plat, disposez les dos de cabillaud. Arrosez-les d’huile d’olive et de la moitié d’un citron vert pressé. Salez, poivrez, et réservez au frais plusieurs heures.
2. De temps en temps, retournez les dos de cabillaud afin de vous assurer que toutes les faces s’imprègnent bien de la marinade. De cette façon, le poisson commencera à « cuire » au frais et vous n’aurez qu’à le faire revenir rapidement à la poêle pour qu’il conserve tout son fondant.
3. Cassez l’œuf et battez-le. Poivrez, salez. Passez chaque dos de cabillaud dans la farine, puis l’œuf battu, avant de les aplatir dans une assiette plate que vous aurez rempli au préalable de graines de sésames
4. Occupez-vous maintenant des asperges vertes et de la sauce au beurre (référez-vous aux parties ci-dessous).
5. En toute dernière étape, après les asperges vertes et la sauce au beurre : faites revenir vos dos de cabillaud panés aux sésames dans une poêle chaude, avec de l’huile d’olive. Faites une cuisson aller-retour de 6 minutes en tout, en veillant à retourner les dos de cabillaud à mi-cuisson.
6. Réservez les dos de cabillaud sur du papier absorbant pour vous débarrasser du surplus de gras

Les asperges
1. Préparez les asperges : retirez les pointes au niveau de la tête puis épluchez-les sur les 2/3 de la hauteur. Assurez-vous que les asperges font toutes la même taille, ou coupez les pieds pour réajuster le tout. Ce sera plus joli dans l’assiette (et de toute façon, les pieds d’asperges sont loin d’être la partie la plus savoureuse de la plante potagère)
2. Placez ensuite les asperges dans une poêle et ajoutez de l’eau à mi-hauteur, ainsi qu’une noisette de beurre par dessus. Laissez cuire à feu doux jusqu’à évaporation de l’eau (environ 10 minutes) sans oublier de les retourne à mi-cuisson.
3. Réservez au chaud les asperges vertes

La sauce au beurre et échalotes
1. Ciselez très finement l’échalote
2. Dans une petite casserole, faites suer l’échalote à feu doux dans le verre de vin blanc et le jus du demi-citron. Laissez évaporer un peu.
3. Quelques minutes avant le dressage (quand le poisson et les asperges vertes sont prêts), ajoutez le beurre et délayez avec un peu de crème fraîche pour légèrement épaissir la sauce.

DRESSAGE
1. Dans une assiette plate légèrement creuse, disposez les asperges vertes
2. Posez le dos de cabillaud pané par dessus, triomphant.
3. Ajoutez la sauce au beurre et surplombez votre dressage d’un peu de persil

Bon appétit !